24 janvier 2009
ze prouf
Nous savons qu'il existe encore des récalcitrants ayant survécu à Salizar n'ayant pas encore été touché en pleine gueule par la grâce qui pensent que le Grand Oupi n'existe pas. Et bien, en voici la pieuvre preuve.
OUI!
Le Grand Oupi existe.
OUI!
Il est seul, unique, grand de sa rareté, ultime.
Et il est né dans le Loir et Cher, qui est une région charmante dont nous saluons au passage les habitants.
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1 OUPI |
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Choisissez la période : |
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Et il ne fait pas son âge! Frais comme un barbon gardon!
Et pour les vrais comme les fosses sceptiques, c'est vrai parce que c'est écrit ici, là, clique, andouille.
04 octobre 2008
Première partie d'une journée du Grand Oupi
Le
grand Oupi Pictures presents :
Une journée du Grand
Oupi (première partie)
Hé oui ! Enfin !
L’événement que vous attendiez tant est arrivé, le suspens se dépend :
vous allez savoir de quoi est composée une journée type du Grand Oupi.
Tout d’abord, j’aimerais
préciser pour ceux qui voudraient engager des poursuites judiciaires qu’une
journée type, étant type, nous ne saurions être responsable du fait que le
Grand Oupi fasse quelques fois autre chose que ce qu’il fait pendant une
journée type. Nous n’avons hélas pas le temps et le budget de suivre le Grand
Oupi pendant toute une année pour pouvoir monter (de manière orientée de toute
façon) un documentaire plus développé sur les journées du Grand Oupi. Toutefois,
nous avons eu la chance de pouvoir interviewer quelques uns de ces adeptes,
interviews que nous avons l’honneur et la joie de vous faire partager.
Mais venons-en aux faits que vous attendez tous.
9h10 : Le Grand Oupi
ouvre un œil… Il baille, s’étire dans son lit, se retourne et se rendort…
Incroyable, non ? On
vous avait dit que ça serait passionnant.
« Me ferai-je pousser
une longue barbe blanche à la
Merlin l’enchanteur aujourd’hui, une banane à la Elvis ou une chevelure
blonde, volumineuse et parfumée? » En effet, Oupi peut choisir d’être
un jour ce que nous appelons un homme et un autre jour, une femme. Parce qu’il
galère avec le mascara et le lisseur à cheveux, il apparaît souvent sous la
forme d’un homme : une bonne calvitie le matin et le tour est joué…
Ce matin, parce que nous sommes là, il décide d’avoir la classe… Les jambes d’Harrison Ford, les bras de Bruce
Willis, les cheveux de George Clooney et les lunettes de Woody Allen.
11h : un café pour
être certain de tenir la forme.
Si vous avez été attentif,
vous avez remarqué qu’Oupi n’a mis qu’un quart d’heure dans la salle de bain
pour un résultat époustouflant. Eh oui : Oupi est vraiment un Dieu.
11h20 : Oupi décide
de sortir sauver quelques personnes tel un super héros, d’accomplir quelques
miracles et de placer quelques bons « ou pas » au bon moment.
11h32 : Il aide une
grand-mère à traverser la rue.
11h35 : Il apparaît
devant une boulangère en train de dire à ses clients « ils zont dit à la météo qu’il pleuvrait
aujourd’hui » et il lui place un vaillant « ou pas ! »
11h40 : Il jette des
papiers gras dans une poubelle.
11h45 : Oupi a faim,
enfin, il a envie de faire plaisir à ses papilles gustatives. Il décide de
rentrer chez lui se préparer quelque chose.
11h50 : Oupi coupe
des oignions… sans pleurer… il est divin, on n’arrête pas de vous le dire…
Nous décidons de passer en
accélérer la préparation culinaire du Grand Oupi car nous avons trouvé que
c’était assez chiant… « Ou pas ! » me diront certains… Eh bien
dans ce cas, qu’ils regardent les émissions de cuisine à la télévision, Oupi
dans sa grande omnipotence fait tout pareil, en mieux, et en préparant jusqu’à
56 plats différents en même temps. Plats qu’il peut ensuite multiplier par 120
et transformer en autre chose, disons, par exemple 3 autres plats à partir de
chaque plat… Soit 56 x 120 = 6720 ; 6720 x 3 = 20160 plats.
Ting dung !
_ Oupi ?
_ 20160 !
_ Le compte est bon ! Autre Divinité ?
_ J’avais 20 158…
_ Bravo Oupi ! Vous remportez
donc cette manche…
12h30 : Oupi rote de
façon très élégante. Il a finit de manger ses 10 plats. (les 20160 plats, c’est
pour les jours où il reçoit.)
Mais coupons une nouvelle
fois la charmante progression de cette journée pour interviewer l’un des
adeptes de Oupi.
Que pensez-vous,
Fred et Eric, de cette journée type ? : Euh ? Niééé ? J’sais
pas… Osef* ! La papeterie ça peut être vachement chiant… mais comparée aux
journées d’Oupi, je sais pas. Je terminerai par la plus grande réponse que
l’on puisse donner : 42**
Et c’est alors que nous
pouvons interroger Salizar pour mieux comprendre cela :
« Je vais te
chalumeautiser la tête car tes questions ne dépotent pas des gnous avec
des poutres ! Ou pas ! » (La suite de l’interview de
Salizar, grand Inquisiteur, est dans les commentaires, ou pas, car notre prise
de son était mauvaise à ce moment là…)
Impressionnant !
Eh bien nous ne
reprendrons pas tout de suite la journée de Oupi… On a finalement décidé de la
faire en deux parties.
La suite au prochain
chapitre, où vous apprendrez ce que fait ensuite le Grand Oupi après le repas
du midi…
*« osef ! »
: « on s’en fout ! » à ne pas confondre avec
« ostef ! » qui signifie probablement que je me trouve soudain
devant vous. (L’Ecureuil Furtif se doit d’avoir un prénom neutre, discret et
moins religieux pour la vie de tous les jours : Steph par exemple).
** Cherchez sur internet…
06 juillet 2008
Oupi et l'art d'argumenter : Oupi, le retour
Le Grand Oupi pictures presents :
(Pour ce chapitre, le choix de la musique est libre. Quelque chose de calme mais pas de mou pour autant, quelque chose qui reste rock ou jazzy.)
Et bien, Oupi est une
divinité anthropomorphique. Tout comme l’anthropomorphisme de Héra (Ju’ pour
les intimes) l’affecte de comportements humains telles que la jalousie, le
désir ou la fourberie, celui de Oupi lui donne le droit de jouer du banjo et de
regarder Louis La Brocante à la télévision.
Oupi n’était pas un dieu
vengeur cependant, une toute petite Uma Thurman à l’intérieur de son cerveau
voulait en découdre… Il pensa (ou se remémora, rappelez-vous, Oupi est
omniscient) qu’aider la brebis égarée que faisait l’épicier serait un bon truc,
très divin. Il décida donc tout simplement d’aller parler du Oupisme au commerçant,
déguisé en prêcheur, car s’il apparaissait en Dieu devant l’épicier, cela eût
fait de ce dernier un prophète, ce qu’Oupi voulait éviter puisqu’il avait déjà
tout un tas de bloguo-prophètes très efficaces (et c’est là qu’on place le
« ou pas ! »).
Nous pouvons passer en
accélérer les différentes tentatives d’Oupi pour aborder l’épicier : lui
tendre des tracts qu’il se reprit en plein visage, sonner à sa porte en vain,
sonner à sa porte qui se reclaquait très rapidement ou jouer du tambourin dans
le jardin de l’homme en chantant « Nous voilà sauvés ! Ou pas ou
pas ! Oupi est là ! », pour finalement répondre devant le
tribunal d’une accusation de harcèlement et pour se voir interdire d’approcher
l’épicier à moins de 500 mètres…
Le Grand Oupi fut donc
obligé d’agir en grand et d’utiliser des effets spéciaux.
Par une nuit sombre, sans
lune, aux loups hurlant à la lune (on vous avait dit qu’il y avait des effets
spéciaux : les loups ont des poils synthétiques)… Bref, par une nuit à
l’atmosphère digne d’un cauchemar de Lovecraft… Par une nuit qui sentait la
bougie parfumée à la cannelle _ euh…. erreur d’accessoire_ par une nuit qui sentait la terre humide
d’une forêt profonde… le Grand Oupi agit ! Il profita que l’épicier eusse
à se rendre quelque part avec sa voiture pour provoquer un gros orage, barrer
la route et faire se crever un pneu à la voiture du commerçant mécréant (oui,
un peu comme dans le Rocky Horror Picture Show mais sans Janette dans la
voiture).
L’épicier était un peu
inquiet, seul, sous la pluie, sans moyen de locomotion… mais il se sentait
obligé de relativiser et d’être viril. Le Grand Oupi fit alors voler un hibou
aux yeux jaunes qui hulula de façon angoissante et se posa sur une branche proche
tout en continuant de fixer l’épicier…
L’épicier avait enfin peur.
Oupi sortit de derrière un arbre : « Si tu n’avais pas défié le Grand
Oupi tout cela ne serait pas arrivé ! Il faut que tu saches combien il
est grand ! Combien JE suis grand ! Imagine à quel point je suis
puissant pour avoir provoqué tout cela ! Je suis même capable de
construire des subordonnées exclamatives indirectes ! »
L’épicier resta sans voix devant les arguments d’Oupi… Et décida d’en savoir plus sur cette formidable religion et sur ce dieu… qui avait aussi beaucoup regardé Mac Guyver changer des pneus…
La suite au prochain
chapitre, où vous apprendrez ce que fait le Grand Oupi dans la journée quand il
ne dit pas « Ou pas ! »…
01 juillet 2008
où l'on voit que Oupi est toujours prêt à rendre service
Et qu'Adam est un peu crétin.
22 juin 2008
les oupistes
Puisque nous sommes appelés à passer pas mal de temps ensemble (quel drôle de nom), je me dévoue pour faire la petite présentation. Même si "dévoue" est un bien grand mot (non, compte pas les lettres Oupi, c'était une méta...bref, oublie.) étant donné que ça me laisse une belle occasion de dire du mal d'eux.
Salizar
Autant vous prévenir tout de suite, Salizar est un chat, ce qui explique beaucoup de choses (entre autre les coussinets.) Adepte du câlinou et du chalumeau, des ronrons au coin du feu et de la mort violente (celle des autres), c'est un petit être fascinant et le compagnon préféré des enfants dont il raffole (ai-je spécifié son régime alimentaire?) Il est aussi, pour une raison aussi obscure que son pelage, le petit chouchou à sa Fufuch qui l'affuble de surnoms tous plus mielleux les uns que les autres (hein mon petit Salizarounet d'amour? Ouiiii, c'est un bon Salichat, ça...) ce qui les aide à être seuls au monde car tous les autres se mettent à vomir. Vous pouvez le contacter grâce au lien à votre gauche (pas de photos, s'il vous plait) mais à votre place, je m'abstiendrais. Il est aussi amateur de jeux de mots et de théories foireuses.
Note de Salizar : Si vous ne vous appelez pas Lady Fuchsia, n'essayez pas de me donner un surnom affectueux sous peine de mort douloureuse étalée sur plusieurs semaines. Note de Lady Fuchsia: à laquelle je participerai moi-même. Je ne suis pas prêteuse.
Oniris
Toujours la valise à la main, tout d'y partie quelque part au point qu'on a tous renoncé à suivre (dans tous les sens du terme), Oniris est une pure illustration de la contradiction Oupiste, incapable de choisir entre les sciences, la littérature et la musique, bref, une fille. Par ces innombrables voyages et rencontres, elle est destinée à propager la Parole Oupiste à travers le monde. Enfin, elle pourrait, quoi. Faut dire que la fois où des indigènes lui ont collée une barbe et tenté de la faire cuire dans un chaudron l'a un peu refroidie. (Pourtant le feu était bien nourri - c'était Salizar qui l'avait fait.) Vous pouvez aussi la contacter grâce au lien idoine, ce qui serait complètement idiot vu qu'elle est pas là. Elle est aussi amateur de jeux de mots et de théories foireuses.
Fred
Fred et Eric est un frère siamois. A l'instar de deux frères collés par une partie du corps, lui il est tout seul collé de partout. Constamment à la cherche de son Moi profond depuis qu'il l'a perdu dans un accident de voiture, il se console en jouant du piano, ce qui ne sert à rien mais on lui dit pas parce qu'il joue bien. (qui a dit "ou pas"?) Son importance est immense au sein de la communauté: en effet, il a été le Premier à annoncer l'avènement du Ou-Pas, à cause d'un tic de langage qui lui a fait perdre tous ses amis nous y compris, sauf chez les malades mentaux les grands esprits éclairés qui ont su y voir La Parole! Ce qui fait de lui une espèce de prophète ou une connerie du même genre. Il est aussi amateur de jeux de mots et de théories foireuses.
Steph
Aussi appelée Ecureuil Furtif, parce que, ha ha, c'est un écureuil furtif. (en même temps, quand on
est petit, rongeur, l'air délicieusement comestible et que Salizar rôde dans le coin, ça développe des capacités à la vélocité insoupçonnées.) Ayant subi la malédiction de Pocahonteuse, elle est condamnée à glousser couinément chaque fois que quelqu'un dit quelque chose de presque drôle. Elle est l'amie insuportableséparable de lady Fuchsia (encore elle, en même temps, c'est moi) qui n'avait pas d'autre solution pour avoir une personne dans son entourage pour rire de ses blagues (elle aurait pu aussi avoir de l'humour, mais bon faut pas pousser non plus.) Elle est aussi amateur de jeux de mots et de théories foireuses. (et elle fait bien le tiramitsu)
Fuchsia
Lady de son prénom, elle est aussi appelée "petite flefleur rose fluo des ténèbres sanglantes dans la nuit éternelle du désespoir des contrées obscures où y'a même pas un thé buvable à des kilomètres à la ronde". Ceux qui affirment que le Oupisme lui a été révélé uniquement parce qu'elle passe sa vie la tête en bas sont des jardiniers médisants. A part ça, elle n'est pas polie et ça la fait royalement chier de se présenter, donc vous l'excuserez (ou pas, et d'ailleurs même pas sans ou, ça l'amuse plus) Elle est aussi amateur de jeux de mots et des théories (du thé au riz? où ça?) foireuses.
Voilà, maintenant que nous sommes intimes (hein, Tim? mais moi je m'appelle - roooooh, ta gueule...) nous pouvons continuer à nous mépriser mutuellement en pleine connaissance de cause. (mais tu l'as pas présentée, cause! - bon, Oupi, ça suffit. - non mais je dis ça histoire de causer - ha bah si même lui s'y met... - hi hi hi hi! )
(pourquoi mon correcteur orthographique souligne "pouvons"? )
01 avril 2008
Les Petits Proverbes Pratiques : aujourd'hui, le poisson
le 1er Avril, ne découvre pas le poisson d'un fil.
Sinon après il est pas content: 
Et puis nous on préfère les poissons bien pelucheux, pas vrai Ecureuil Furtif?
(C'est sa dernière oeuvre en cours du soir de macramé. Elle fait beaucoup de progrès. Elle a aussi appris à dire "papa", "maman", et "est-ce que votre soeur est majeure?" en langue Macram.)
(et au nom de toute la rédaction consultée pour ce faire c'est à dire moi-même, si vous avez envie d'écrire une blague, écrivez la ailleurs. -> ici <- par exemple)
30 mars 2008
intermède culturique
"Donc Gringoire, vous n'avez jamais porté envie à ces beaux fils en hoquetons de guerre?
- Envie de quoi, monsieur l'archidiacre? de leur force, de leur armure, de leur discipline? Mieux valent la philosophie et l'indépendance en guenilles. J'aime mieux être tête de mouche que queue de lion"
J'ai pêché ça dans les eaux tumultueuses de "Notre Dame de Paris" de...? de....? de....? Oui, vous le type en pull rouge dans le fond?
"Je vous en pose des questions?"
.....
Tient, depuis quand Salizar met des pulls rouges?
La semaine prochaine vous saurez pourquoi c'est la faute aux Bouddhistes.
21 mars 2008
L'histoire d'un vieillard
Oyez, Oyez, peuple oupiste et non oupiste (C'est à dire théoriquement des oupistes potentiels qui ne le savent pas, ne veulent pas le savoir, ne peuvent pas le savoir, ne veulent pas vouloir le savoir, ne savent pas vouloir, de petits desserts à la framboise, etc...)
Permettez à votre inquisiteur bien aimé de vous compter une parabole (Qui ne reçoit hélas pas Inquisition TV, Canal Torture et Oupas 5)
[Votre inquisiteur préféré, tout drapé de noir, se met à l'aise sur sa chaise en sirotant un thé à la menthe. Aussitôt le vent s'arrête de souffler, les oiseaux de chanter, et les crétins de métalleux de l'appart d'à coté de jouer des riffs bidons alors que les brigades inquisitoriales défoncent leur porte avec un bélier avant de les embarquer vers le quartier général de la milice.]
La scène se passe au pied de l'Immense Tour Oupiste, qui a pour particularité d'être une petite maison en chaume, pas immense du tout.
Sauf les jours où elle décide d'être une grande muraille, une framboise géante dressée fièrement vers les cieux, ou une représentation allégorique de la paresse des fonctionnaires.
Un vieillard fume sa pipe et la contemple d'un air songeur. La tour, pas la pipe. Sinon il se ferait mal aux yeux. A cause de la fumée. Enfin bref, vous savez comment on fume une pipe, on la fout sur un crochet et on allume un feu dessous, ce qui aura pour effet d'attendrir le bois et de lui donner une saveur nouvelle.
Un vieillard donc. Et il fume sa pipe. En contemplant une tour. Vous y êtes ? Je pourrais aussi vous dire que dans ses yeux luisent une malice cachée, que sa voix est plus profonde encore que ses rides, et que la brise lui caresse le visage.
Ce qui serait totalement faux vu qu'il est aveugle de naissance, que pour l'instant vous ne l'avez pas entendu parler, et que la brise les lui brise à ne pas être là alors qu'il fait chaud.
Un vieillard donc, il fume sa pipe, la contemple (toujours la tour, jamais la pipe) enfin il essaye mais sans yeux c'est dur, si ça se trouve il ne sait même pas que devant lui la chaumière est en train de se transformer en minuscule grain de sable, à moins que ce ne soit une représentation allégorique de la quantité de petit dessert à la framboise qu'il manque à ce monde afin de le rendre plus ou moins parfait, en tout cas largement exempt d'impôt.
Un vieillard donc, sa pipe a crâmé, l'Immense Tour Oupiste a entrepris une danse du ventre, mais il s'en fout.
Quand soudain !
Rien. Non je déconne.
Quand soudain, l'Ancêtre sent une présence à coté de lui. Elle est majestueuse, magnifique, magique, et autres superlatifs commençant par la syllabe [Ma]. Il ne la voit pas mais il sait qu'elle est belle, et ses effluves de jasmin lui feraient tourner la tête s'il avait vingts ans de moins. Il tourne la tête dans sa direction supposée, et une voix douce comme du velours se fait entendre :
«Dis-donc le vieux croûton tu pourrais te dépêcher de choisir, j'ai pas que ça à faire moi, j'ai des tonnes de gusses à voir aujourd'hui alors si tu pouvais remuer tes os ça m'arrangerait bien tu vois ?
-Mais...que se passe t'il ?
-J'attend ton troisième voeu, dit la belle avec un soupir.
-Un troisième voeu ? Mais je n'ai même pas fait les deux premiers !
-C'est parce que ton deuxième voeu était de faire en sorte que tout redevienne comme avant, grand père. Je commençais à me demander si les mites à fromages t'avaient pas rongé le ciboulot.
-Je ne sais pas si je dois y croire, mais bon, de toute façon, un voeu c'est un voeu, toujours bon à prendre.
-Alors ? Elle aboyait presque.
-Je voudrais...j'aimerais...je veux savoir qui je suis.
-D'accord mon vieux. »
Et, disparaissant dans un nuage de fumée, elle ne pût s'empêcher de marmonner :
«Marrant, c'est toujours ça leur premier voeu...»
Ainsi s'achève cette histoire.
♫ on ira tous au Paradis... ou pas! ♪ ♫
*une musique céleste, rose et attrayante, résonne dans le petit matin clair*
*un petit chérubin à la chevelure blonde, tel un ange...*
- Heu, tu viens de dire que c'était un chérubin, donc la métaphore...
*au loin*
-La méta - quoi?
... de l'ange a déjà été...
*bruit sourd, cri de douleur, frottement d'un corps qu'on traine jusqu'au lac, suivi d'un "plouf"*
*Musique, s'il vous plait. Oui, reprenez à la mesure, ce sera très bien. Merci*
*le petit chérubin, A LA CHEUVEULUREUX D'ANGEUH, ayant à la main un délicat coquelicot, s'approche avec respect, mais sans crainte, du Grand Oupi qui méditait sous un pommier.*
- Pardonnez mon effronterie, grand Oupi; mais une question d'une complexité bien trop grande pour mon esprit encore sans maintient empoisonne la fraicheur de mes rêves et perturbe mes jeux innocents.
Voici: je m'évertue depuis mon plus jeune âge, bien que je jouisse encore de la tendresse de l'enfance, à être un bon Oupiste; et je me demandais, Ô Maitre du Temps, des Cieux, et de Toul Toutim, à quoi pourrais-je prétendre savoir si je suis parvenu à cette noble tâche?
*bruit d'eau..."glouglouglou....stoi la tache....glouglou..."*
-Voilà une question bien légitime, mon petit, et fort joliment posée; approche, n'aie crainte, car je vais te répondre.
Il y a bien des façons de savoir, mais toutes sont trop complexes, je ne voudrais pas perturber ton esprit vierge et nuire à ta croissance. Il y a une chose que tu dois savoir, qui te répondra surement et te réconfortera: quand tu es un bon Oupiste, tu vas dans l'Ouparadis.
- Mais quel est cet endroit merveilleux?
- Beaucoup l'ont cherché, tous en sont morts. Pour certains, c'est un immense jardin où gambadent les licornes dorées, où de savoureux fruits poussent toute l'année à des arbres centenaires, où les cerisiers sont toujours en fleur (on a cessé de faire pousser les cerises parce que les licornes les bouffaient et s'étouffaient sur les noyaux; je ne sais pas si tu as déjà enterré une licorne en pleine nuit tout seul pour pas que les autres la voit et se lamentent en plein Ouparadis, mais je peux t'assurer que ça fait mal au c.... cailloux. La bêche fait mal aux cailloux.)
D'autres arrivent à mon trône vêtus de noirs, les yeux cerclés de khôl, et me demandent le passage d'une voix caverneuse saturée de reverb'; là, l'Ouparadis est un marais brumeux, prisonnier d'un ciel si bas, si impénétrable, si torturé, qu'en le contemplant nous voyons ce que voient les morts contraints à leur cerceuil, où rampent des chats mélancoliques, miaulant après un amour qui n'existe plus, ayant encore dans leur pelage la mémoire d'une caresse et le vague souvenir d'un prénom, d'une chimère,* où les arbres dénudés s'ornent de candélabres figeant dans leur cire les insectes imprudents ayant cru une seconde à la nécessité de vivre, et devant lesquels ils se recueillent, voyant dans leur douleur contournée et immobile l'image de leur âme; j'ai aussi régulièrement des lots de morts passablement abimés qui me réclament rageusement soixante-dix vierges; ceux-là sont une erreur d'orientation, je l'avais bien dit à l'autre barbu que la grande lumière au bout du tunnel c'est bien joli, mais ça aveugle, alors ils voient pas les panneaux et c'est moi qui me coltine tous les...
-Cherchez-vous,ô Maitre, à me faire comprendre que chacun a son propre Ouparadis?
- Hein, quoi? Non, je disais juste qu'on manque de place et qu'on a été obligé de délocaliser en...heu, oui, petit, à chacun son Ouparadis.
- Mais alors, comment sait-on si nous y sommes parvenus? Comment faire la différence entre l'ineffable bonheur terrestre et l'incertaine béatitude oupiste?
- C'est bien simple: l'Ouparadis est la rencontre entre le bonheur et l'essence du Oupisme, c'est à dire moi.
- Mais moi, je suis heureux, et je vous vois!
-Regarde autour de toi, petit.
Le charmant enfant tourna sa tête angélique vers la hautes prairies verdoyantes, scintillantes sous le soleil et la fraiche bise qui faisait onduler la crinière des licornes dorées; interloqué, il regarda Oupi croquer sa pomme, tandis que de légers pétales de cerisiers caressaient sa joue rosée.
-Ho...
Son regard alla vers des couples riant, se tenant par la main, s'enlaçant dans leurs longues robes immaculées. Il remonta d'un doigt ses lunettes rondes.
-Je vois des gens qui sont morts...
-Oui, mon petit; t'es pas con, mais t'es un peu lent quand même. Sois rassuré, tu as été un bon Oupiste, et je suis sur que celui qui t'a fait ça sera puni un jour.
- J'aurais une dernière question, votre magnificence.
-Je t'en prie.
- C'est où, Toul Toutim?
L'auguste visage du Maitre paru se contracter, comme sous l'effet d'une contrariété. Il ébouriffa la chevelure dorée de l'enfant, envoyant valser ses lunettes.
- Ha ha ha ha. Le petit coquin. Hum. Tu es encore trop jeune. Tu le sauras un jour. Maintenant, va, j'ai à penser.
L'enfant, les yeux pleins de lumière, retourna jouer avec les licornes, laissant notre Dieu le poing au front. Il cru l'entendre marmonner ces mystérieuses paroles "mais c'est où, nom de moi?", mais décida, dans son humilité, de ne pas le questionner, étant sans doute trop peu sage pour les comprendre.
Oupi, sous son pommier, lança son trognon de pomme. Soudain, une autre alla lui choir fort peu cérémonieusement sur le haut du crâne.
-Les corps s'attirent de façon proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare! Mais c'est bien sur!
* C'est là d'où revient Salizar, avec ce commentaire: "putain ça craint ici."
14 mars 2008
Oupi à la plage
Notre Vénéré Maitre a décidé de prendre des vacances bien méritées.
(faut cliquer sinon c'est pas drôle)
Il s'est acheté cette petite mare avec des billets de Monopoly.
Bon, ce n'était pas spécialement nécessaire; étant un Dieu, il est omniprésent.
Ce n'est pas nous qui le disons, ce sont eux (tout est dans la première phrase, le reste on s'en fout):
(idem)
Maintenant on ne peut plus nous accuser d'exagérer les vertus de notre crétin Dieu adoré!
