Le temple de Oupi

Rejoins la puissance du Oupisme. Ou pas. Fais comme tu veux.

21 mars 2008

♫ on ira tous au Paradis... ou pas! ♪ ♫

*une musique céleste, rose et attrayante, résonne dans le petit matin clair*

*un petit chérubin à la chevelure blonde, tel un ange...*

-
Heu, tu viens de dire que c'était un chérubin, donc la métaphore...

*au loin*
-La méta - quoi?

... de l'ange a déjà été...

*bruit sourd, cri de douleur, frottement d'un corps qu'on traine jusqu'au lac, suivi d'un "plouf"*

*Musique, s'il vous plait. Oui, reprenez à la mesure, ce sera très bien. Merci*

*le petit chérubin,  A LA CHEUVEULUREUX D'ANGEUH, ayant à la main un délicat coquelicot, s'approche avec respect, mais sans crainte, du Grand Oupi qui méditait sous un pommier.*

-
Pardonnez mon effronterie, grand Oupi; mais une question d'une complexité bien trop grande pour mon esprit encore sans maintient empoisonne la fraicheur de mes rêves et perturbe mes jeux innocents.

  Voici: je m'évertue depuis mon plus jeune âge, bien que je jouisse encore de la tendresse de l'enfance, à être un bon Oupiste; et je me demandais, Ô Maitre du Temps, des Cieux, et de Toul Toutim, à quoi pourrais-je prétendre savoir si je suis parvenu à cette noble tâche?

*bruit d'eau..."glouglouglou....stoi la tache....glouglou..."*

-Voilà une question bien légitime, mon petit, et fort joliment posée; approche, n'aie crainte, car je vais te répondre.

  Il y a bien des façons de savoir, mais toutes sont trop complexes, je ne voudrais pas perturber ton esprit vierge et nuire à ta croissance. Il y a une chose que tu dois savoir, qui te répondra surement et te réconfortera: quand tu es un bon Oupiste, tu vas dans l'Ouparadis.

-  Mais quel est cet endroit merveilleux?

- Beaucoup l'ont cherché, tous en sont morts. Pour certains, c'est un immense jardin où gambadent les licornes dorées, où de savoureux fruits poussent toute l'année à des arbres centenaires, où les cerisiers sont toujours en fleur (on a cessé de faire pousser les cerises parce que les licornes les bouffaient et s'étouffaient sur les noyaux; je ne sais pas si tu as déjà enterré une licorne en pleine nuit tout seul pour pas que les autres la voit et se lamentent en plein Ouparadis, mais je peux t'assurer que ça fait mal au c.... cailloux. La bêche fait mal aux cailloux.)

D'autres arrivent à mon trône vêtus de noirs, les yeux cerclés de khôl, et me demandent le passage d'une voix caverneuse saturée de reverb'; là, l'Ouparadis est un marais brumeux, prisonnier d'un ciel si bas, si impénétrable, si torturé, qu'en le contemplant nous voyons ce que voient les morts contraints à leur cerceuil, où rampent des chats mélancoliques, miaulant après un amour qui n'existe plus, ayant encore dans leur pelage la mémoire d'une caresse et le vague souvenir d'un prénom, d'une chimère,* où les arbres dénudés s'ornent de candélabres figeant dans leur cire les insectes imprudents ayant cru une seconde à la nécessité de vivre, et devant lesquels ils se recueillent, voyant dans leur douleur contournée et immobile l'image de leur âme; j'ai aussi régulièrement des lots de morts passablement abimés qui me réclament rageusement soixante-dix vierges; ceux-là sont une erreur d'orientation, je l'avais bien dit à l'autre barbu que la grande lumière au bout du tunnel c'est bien joli, mais ça aveugle, alors ils voient pas les panneaux et c'est moi qui me coltine tous les...

-Cherchez-vous,ô Maitre,  à me faire comprendre que chacun a son propre Ouparadis?

- Hein, quoi? Non, je disais juste qu'on manque de place et qu'on a été obligé de délocaliser en...heu, oui, petit, à chacun son Ouparadis.

- Mais alors, comment sait-on si nous y sommes parvenus? Comment faire la différence entre l'ineffable bonheur terrestre et l'incertaine béatitude oupiste?

- C'est bien simple: l'Ouparadis est la rencontre entre le bonheur et l'essence du Oupisme, c'est à dire moi.

- Mais moi, je suis heureux, et je vous vois!

-Regarde autour de toi, petit.

Le charmant enfant tourna sa tête angélique vers la hautes prairies verdoyantes, scintillantes sous le soleil et la fraiche bise qui faisait onduler la crinière des licornes dorées; interloqué, il regarda Oupi croquer sa pomme, tandis que de légers pétales de cerisiers caressaient sa joue rosée.

-Ho...

Son regard alla vers des couples riant, se tenant par la main, s'enlaçant dans leurs longues robes immaculées. Il remonta d'un doigt ses lunettes rondes.

-Je vois des gens qui sont morts...

-Oui, mon petit; t'es pas con, mais t'es un peu lent quand même. Sois rassuré, tu as été un bon Oupiste, et je suis sur que celui qui t'a fait ça sera puni un jour.

- J'aurais une dernière question, votre magnificence.

-Je t'en prie.

- C'est où, Toul Toutim?

L'auguste visage du Maitre paru se contracter, comme sous l'effet d'une contrariété. Il ébouriffa la chevelure dorée de l'enfant, envoyant valser ses lunettes.

- Ha ha ha ha. Le petit coquin. Hum. Tu es encore trop jeune. Tu le sauras un jour. Maintenant, va, j'ai à penser.

L'enfant, les yeux pleins de lumière, retourna jouer avec les licornes, laissant notre Dieu le poing au front. Il cru l'entendre marmonner ces mystérieuses paroles "mais c'est où, nom de moi?", mais décida, dans son humilité, de ne pas le questionner, étant sans doute trop peu sage pour les comprendre.

Oupi, sous son pommier, lança son trognon de pomme. Soudain, une autre alla lui choir fort peu cérémonieusement sur le haut du crâne.

-Les corps s'attirent de façon proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare! Mais c'est bien sur!


* C'est là d'où revient Salizar, avec ce commentaire: "putain ça craint ici."

Posté par grand_oupi à 01:52 - le oupisme expliqué aux enfants - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'adore la note de bas de page :p

Posté par Salizar, 21 mars 2008 à 10:48

Que je n'aurais pas du faire.

Vous ne la méritez pas, Môôôôôsieur Salizar.

*croise les bras et boude*

Posté par Fuchsia, 21 mars 2008 à 21:36

Hey j'ai fait quoi ? :p

Posté par Salizar, 22 mars 2008 à 07:38

Posts à bracs

Y'en a qui aiment Gotlib ici :D

ça tombe bien moi zaussi

Posté par melusine, 22 mars 2008 à 09:07

Ouiiiiiiii Gotlib powa!

D'ailleurs heureusement qu'il était là pour faire connaitre Newton, sinon je suis sure qu'il y a encore plein de gens qui oublieraient de se faire attractionner.

Sinon Salizar je vous en veux, môôôôôôsieur, pour cet ignoble procédé qu'est de poster le même jour que moi dans l'espoir d'attirer toutes les lumières sur vos écrits et me laisser choir dans les ténèbres des archives.

Allons, allons, mon ami. Vous faite preuve là de bien trop de machiavélisme (ce dont je vous félicite) et de trop de modestie (ce dont je vous oupiste). La qualité de votre style est de celle dont l'évidence frappe (aïeuh) et qui ne laisse personne indifférent. Ne faite pas le faux timide.

Posté par Fuchsia, 22 mars 2008 à 13:54

J'ai fait ça moi ? Techniquement je n'ai posté que le lendemain :o

Et puis de toute façon, ce blog n'est que l'écrin dont tu es le joyau, et si par un cruel hasard ma bafouille venait à te faire de l'ombre, je te la dédicacerai :D

*air angélique*

Posté par Salizar, 22 mars 2008 à 22:59

*et là, la Fufuch s'exaspère de ne rien pouvoir refuser à son Salichou*

C'est pas grave mon minet, tient, une grosse plâtrée de caresses.

*je suis faible*

Posté par Fuchsia, 22 mars 2008 à 23:29

*rire machiavélique et coup de tonnerre en fond sonore*

Posté par Salizar, 23 mars 2008 à 01:30

Roh, Sali, tu as encore foudroyé un simple mais honnête paysan qui menait ses vaches à d'exquis pâturages! Tu le fais vraiment exprès! Je vais vraiment finir par croire que tu n'aimes pas les gens simples,dont l'éducation vient de l'innocence du coeur, amis de la nature et des relations humaines naïves! Polisson!

*air attendri*

Posté par Fuchsia, 23 mars 2008 à 18:26

Il est vrai que je n'aime guère les gens simples,dont l'éducation vient de l'innocence du coeur, amis de la nature et des relations humaines naïves.




Par contre j'aime beaucoup les grillades de boeuf, et je vise très mal avec les éclairs :(

Posté par Salizar, 23 mars 2008 à 19:27

*secoue la tête les yeux au ciel*

*rajoute une assiette pour Sali*

Posté par Fuchsia, 23 mars 2008 à 23:15

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=426199&pid=8263820

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :